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LOUVRES, UNE VILLE CHARGEE D’HISTOIRE (3/3)

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juin 22, 2012 par Pierre Bouchart

3ème partie

Le chemin de fer fait son apparition à LOUVRES

Le roi LOUIS-PHILIPPE 1er placé sur le trône de France à l’issue de la révolution de 1830, contribue de façon décisive à la construction des lignes de chemins de fer. Son œuvre sera reprise par NAPOLÉON III.

            LOUVRES eut la grande chance de se trouver sur le trajet de la ligne PARIS-LILLE des Chemins de Fer du Nord.

L’occupation 1939-1945

L’occupation  est un triste épisode de l’histoire : les réfugiés du Nord traversent LOUVRES. De longs cortèges de voitures à chevaux, d’automobiles, chargées de valises et de ballots traversent la rue de PARIS : LOUVRES est occupée par les troupes allemandes. Elles prennent possession des maisons de la ville. Les étages d’habitation sont littéralement colonisés par les allemands. Les habitants qui reviennent de l’exode se voient donc obligés de s’entasser dans les greniers.

La vie au quotidien au XXème siècle

De nombreuses fermes sont implantées à LOUVRES au début du XXème siècle. Le village est une immense ferme avant la guerre de 39-40. Les troupeaux circulent dans les rues; les canards et les oies, imperturbables, vaquent en toute liberté et mangent tous les détritus abandonnés dans les caniveaux. On peut parler d’écologie avant l’heure.

Le village forme une grande famille : tout le monde se connaît. A la belle saison, des discussions s’engagent entre voisins sur le pas de la porte. A midi, tous les ouvriers agricoles reviennent déjeuner dans leur ferme. Il y règne une véritable animation.

On peut noter, également, l’existence de nombreux commerces au début du XXème siècle. Citons particulièrement  « AU BON RATAFIA  DE LOUVRES » réputé pour sa recette composée de vin blanc de Bourgogne additionné d’alcool. GERARD DE NERVAL en parle d’ailleurs dans l’un de ses poèmes.

Quelques industries installées à LOUVRES prospèrent également : une fabrique de café à chicorée, une fabrique de petits suisses, une fabrique de cartes perforées pour les métiers à tisser JACQUART, des ateliers de passementerie, etc.

Ne cédons pas à la nostalgie, mais il est un fait certain que tout a changé à Louvres : beaucoup de petits commerces ont disparu ; il en va de même de toutes les fabriques qui constituèrent le tissu industriel de la ville. C’est le propre de beaucoup de villes et villages aujourd’hui. Autre temps, autres mœurs. En revanche, soyons optimistes : le Val d’Oise, dans son ensemble, voit apparaître l’efflorescence du tourisme qui attire tous ceux qui sont avides de connaître le patrimoine et l’histoire de notre belle région.

LOUVRES peut s’enorgueillir de son remarquable musée ARCHEA dont la renommée n’est plus à faire.

            Un prochain texte évoquera l’histoire des fouilles à LOUVRES et ses environs, qui recèlent une mine de richesses remontant à la préhistoire.

Source : le contenu de ce texte, en grande partie, résulte d’une synthèse effectuée à partir de l’ouvrage sur LOUVRES de Monsieur MESSAGER qui, lui-même, a puisé sa source dans les archives de la municipalité.

                                                                                  Pierre BOUCHART


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