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LOUVRES, UNE VILLE CHARGE D’HISTOIRE 2/3

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mai 31, 2012 par Pierre Bouchart

2ème partie

La léproserie

Une léproserie se situait au Nord, tout en haut de la rue de Paris. La lèpre ainsi que la grande peste de 1348 sévissaient dans la ville ; les populations étaient littéralement livrées à la grande terreur.

La léproserie, fondée au début du XIIIème siècle, vivait sur elle-même; elle cultivait son propre potager, possédait une chapelle desservie par un religieux de l’ordre hospitalier.

Ils étaient systématiquement écartés de la vie collective de la cité au point de ne pouvoir sortir que munis de leur crécelle dont le tintement signalait leur passage dans la ville.

La vie au village : une paroisse à deux église.

L’existence de deux églises repose sur une hypothèse. La ville de LOUVRES, centre culturel chrétien, étant placée sous la protection de deux saints patrons, SAINT-RIEUL et SAINT-JUSTIN, a tenu à les honorer en leur consacrant une église à chacun.

Mais, notons une particularité bien singulière : saint-Justin n’a jamais eu de clocher.  En revanche, l’église Saint-Rieul ayant disparu, à l’exception du clocher, une vue aérienne de LOUVRES donne aujourd’hui l’impression d’une église en deux parties : la nef d’un côté (saint-Justin), le clocher de l’autre (Saint-Rieul), séparés par une ruelle. En 1740, les deux églises étaient réunies par un porche appelé « le porche des églises ».

Le phénomène des enfants trouvés

Ce phénomène prend une ampleur insoupçonnable : c’est le nombre d’enfants abandonnés. Cette triste coutume se perpétuera jusqu’au XVIIIème siècle.

Une école depuis le XVIème siècle

La précocité et la qualité des structures de l’enseignement  méritent d’être soulignées. Elles constituent une caractéristique essentielle de la vie luparienne.

En 1587, on note déjà la présence d’une école à LOUVRES près de l’église (ou des deux églises). En 1847, la nouvelle école est construite dans le bas de la rue de PARIS.

Le 9 octobre 1855, l’école des filles est ouverte. Dans un même bâtiment où se trouvent les bureaux de la mairie et de l’hospice, deux écoles coexistent : l’école des garçons est à gauche, l’école des filles à droite.

En 1871, l’école gratuite pour tous est instituée.

En 1910, l’école des garçons déménage dans le haut de la commune. Cette école devint la nouvelle mairie, après quelques transformations en 1987. L’école des filles s’agrandit donc du fait du transfert de l’école des garçons dans un autre quartier.

Un évènement à signaler : LOUVRES se dote de son Arbre de la Liberté. C’est ainsi qu’au mois de mars 1848, un arbre est planté solennellement sur le trottoir de la rue de PARIS, à l’angle de la rue au Blé.

A la fin du XVIIIème siècle, LOUVRES est une ville-étape importante : elle bénéficie du passage de la malle-poste deux fois par jour dans chaque sens. Tout le courrier qui transite entre PARIS et l’Europe du Nord passe par LOUVRES dans les coffres de la malle-poste. On change souvent de chevaux d’un relais à l’autre.

De nouvelles institutions – Le vent de la révolution

La nouvelle administration créée par l’Assemblée Nationale Constituante est régie par une règle consistant à remplacer la notion de paroisse par celle de la commune en dotant chacune d’elles d’une municipalité. La nouvelle administration place LOUVRES  comme chef-lieu de canton.

LOUVRES, en 1792, donne une image de la répartition des métiers à cette époque :

- l’activité de l’agriculture remporte une écrasante majorité.

- l’activité liée au transport et à l’accueil des gens de passage.

- l’activité du bâtiment.

- les métiers de bouche.

- les métiers de l’habillement.

L’année 1792 est marquée essentiellement par le recrutement de volontaires dans toutes les villes et les villages de France. LOUVRES n’échappe pas à cette règle. Il s’agit de combattre sur tous les fronts, la situation à nos frontières étant critique.

Disparition du château de LOUVRES

Ses proportions harmonieuses faisaient de ce château seigneurial l’orgueil de LOUVRES. Après la première abdication de NAPOLEON 1er en 1814, LOUIS XVIII quitte la ville de GAND où il se réfugiait  en tant qu’émigré de France. S’arrêtant aux portes de PARIS, il se rend à LOUVRES où il s’installe dans le château de cette ville d’où il gagnera les Tuileries  au   moment opportun. La première restauration commence.

Par une nuit noire, quelques mois plus tard, les flammes gagnent le château sous l’effet d’une chandelle mal éteinte, semble-t-il. Il ne reste plus que des ruines noircies par la violence de l’incendie.

La guerre de 1870

LOUVRES fut épargnée pendant la guerre de 1870 en ce sens qu’aucune bataille ne se déroula sur son sol. Mais, tout de même, les troupes ennemies traversèrent la ville.

L’état-major de l’armée prussienne s’installa dans le nouveau château récemment reconstruit sous sa forme actuelle.

 

 


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